Pourquoi deux visites
L'hiver est la saison qui abîme le plus un toit. Le gel et le dégel travaillent les joints, la glace force les solins et le déneigement laisse parfois des entailles. La visite du printemps relève ces dommages pendant qu'il reste toute la belle saison pour les réparer.
La visite d'automne s'assure que les drains sont libres avant les premières neiges et que les réparations de l'été ont été faites. Ces deux visites sont la base de tout programme d'entretien préventif de toiture.
Ajoutez une visite après un orage violent, de grands vents ou des travaux d'un autre corps de métier sur le toit.
Ce qu'on vérifie, dans l'ordre
Une bonne inspection commence à l'intérieur de l'immeuble et finit sur le toit.
- Les plafonds du dernier étage. Taches, carreaux gondolés, peinture qui cloque. On note leur emplacement pour les retrouver d'en haut.
- Le dessous du pontage, là où il est visible. Rouille et traces d'eau.
- Le périmètre. Parapets, couronnements métalliques, solins et relevés. Le vent travaille le plus en bordure du toit.
- Les drains. Crépine en place, pas de débris, pas de trace de niveau d'eau autour.
- Le champ de la membrane. Joints, cloques, plis, fissures, perforations, zones spongieuses sous le pied.
- Les pénétrations. Évents, tuyaux et bases d'équipements, avec leurs scellants.
- Les traces d'eau stagnante. Cernes de saleté, dépôts, végétation qui s'installe.
Le registre d'entretien
Le registre est la mémoire du toit. Il survit aux changements de gestionnaire, de couvreur et de conseil d'administration. Le registre devrait contenir :
- un plan du toit, même sommaire, où chaque constat est localisé,
- la date de chaque visite et le nom de la personne qui l'a faite,
- les constats, classés selon l'urgence,
- les réparations faites, par qui, avec les factures,
- les documents de garantie.
Des photos qui servent
Une série de photos du même endroit, prises au même angle année après année, montre si un défaut est stable ou s'il progresse.
Demandez-nous de photographier chaque défaut de près, puis de loin avec un repère fixe dans le cadre, et de reprendre les mêmes vues d'ensemble à chaque visite.
Lire le rapport
Un rapport utile sépare ce qui doit être réparé maintenant, ce qui doit être surveillé et ce qui devra être prévu au budget des prochaines années.
Méfiez-vous d'un rapport qui conclut à une réfection complète sans montrer pourquoi. Demandez les photos, l'emplacement des défauts et, si l'on vous dit que l'isolant est mouillé, la méthode utilisée pour l'établir.
Questions fréquentes
Qui peut inspecter un toit commercial ?
Nous pouvons inspecter un toit commercial, tout comme un professionnel indépendant, par exemple un consultant en toiture. Les vérifications à l'intérieur, comme celle des plafonds du dernier étage, peuvent se faire à l'interne.
Une inspection suffit-elle à trouver un isolant mouillé ?
Une inspection visuelle ne suffit pas toujours à trouver un isolant mouillé. Une zone molle sous le pied est un indice, mais l'humidité peut être invisible en surface. Il existe des méthodes de détection et des coupes d'essai. Demandez-nous ce que nous recommandons pour votre toit.
Faut-il inspecter un toit encore sous garantie ?
Oui, un toit sous garantie s'inspecte aussi. Une garantie peut exiger un entretien documenté pour rester valide. Relisez ses conditions et gardez la preuve de chaque visite dans le registre.