Ce que veut dire refaire un toit
Refaire un toit, c'est repartir d'une surface saine. Nous retirons le vieux revêtement, vérifions le pontage de bois, remplaçons les planches ou les panneaux abîmés, puis posons un système neuf avec ses solins, ses évents et ses accessoires.
- Retirer. Le vieux revêtement est enlevé, souvent jusqu'au bois.
- Vérifier le bois. Le pontage est inspecté. Les planches ou les panneaux abîmés sont remplacés.
- Poser du neuf. Un système complet, avec ses solins, ses évents et ses accessoires.
Une réparation de toiture corrige un défaut localisé sur un toit encore en bon état. La réfection remet tout le toit à neuf.
À Montréal, deux familles de toits dominent. Selon la Ville de Montréal, un toit dont la pente est inférieure à 2:12, soit 16,7 %, est considéré comme plat ou à faible pente. C'est le cas de la plupart des plex et des immeubles. À partir de 2:12, c'est un toit en pente, comme celui des bungalows et des cottages, le plus souvent couvert de bardeaux d'asphalte. Les matériaux, les règles et le déroulement du chantier ne sont pas les mêmes dans les deux cas.
Quand la réfection devient le bon choix
L'âge du revêtement donne un premier repère. Selon les fabricants et la qualité de la pose, les ordres de grandeur sont les suivants :
- bardeaux d'asphalte : 15 à 30 ans
- asphalte et gravier : 15 à 25 ans
- membrane élastomère : 25 à 35 ans
- TPO et EPDM : 20 à 30 ans
- tôle : 40 ans et plus
L'âge ne dit pas tout. Un toit bien ventilé et bien entretenu dépasse souvent la moyenne. Un toit mal posé peut flancher bien avant. D'autres indices pèsent dans la décision :
- des fuites qui reviennent à des endroits différents
- des réparations de plus en plus rapprochées
- un revêtement usé sur toute la surface, pas seulement par endroits
- un pontage que nous sentons s'enfoncer sous le pied, ou qui ondule
- un projet de vente, ou une demande de l'assureur
Pour qui
La réfection concerne d'abord le propriétaire d'une maison ou d'un plex dont le toit a l'âge de ses matériaux. Elle touche aussi l'acheteur qui apprend, par un rapport d'inspection, que le toit est à refaire à court terme, et le propriétaire à qui son assureur demande des travaux. Dans les trois cas, tout commence par un examen du toit.
Le toit plat d'un plex et le toit en pente d'un bungalow
Sur un plex à toit plat, le revêtement est une membrane, ou un ancien système d'asphalte et gravier. Le chantier se joue dans les détails : les relevés le long des parapets, le drain, les évents, le raccord avec le bâtiment voisin quand les murs se touchent. L'accès passe souvent par la ruelle ou par la façade. La livraison des matériaux et la place du conteneur s'en trouvent compliquées.
Sur un bungalow ou un cottage à toit en pente, le revêtement est le plus souvent fait de bardeaux d'asphalte, parfois de tôle. L'attention se porte ailleurs : les noues, le bord du toit, les solins de cheminée, la ventilation de l'entretoit. Le terrain qui entoure la maison facilite d'habitude notre travail.
Les toits plats dominent dans les quartiers centraux, où les plex se suivent en rangée. Les toits en pente sont plus nombreux dans les secteurs de bungalows et de cottages. Dites dans votre demande quel type de toit vous avez.
Ce qu'une réfection permet de corriger en même temps
Un toit ouvert est une occasion qui ne revient pas souvent. Certains défauts se corrigent beaucoup plus facilement pendant que l'ancien revêtement est enlevé.
- L'isolation. Sur un toit plat, l'isolant peut être ajouté ou remplacé par le dessus, avant la pose de la membrane.
- La ventilation. Sur un toit en pente, c'est le moment d'ajouter ou de remplacer des évents et de vérifier que l'air circule bien dans l'entretoit.
- Les pentes de drainage. Sur un toit plat où l'eau stagne, un isolant en pente peut ramener l'eau vers le drain.
- Les solins. Autour d'une cheminée, d'un mur ou d'un parapet, ils se refont proprement quand le revêtement est neuf lui aussi.
- Les puits de lumière. Un puits de lumière âgé se remplace mieux pendant la réfection qu'après. Son pourtour se scelle avec le reste du toit.
Parlez-en pendant la visite. Un ajout prévu dans la soumission se compare d'un couvreur à l'autre. Un ajout décidé sur le toit devient un supplément.
Ce que la Ville regarde
Les règles varient selon l'arrondissement, le type de bâtiment et la nature des travaux. D'après la Ville de Montréal, remplacer le revêtement d'un toit plat demande un permis dans la plupart des arrondissements. Les réparations mineures et l'entretien n'en demandent généralement pas.
Lors de la réfection d'un toit plat, plusieurs arrondissements exigent aussi un toit blanc, un matériau réfléchissant ou un toit vert, afin de réduire les îlots de chaleur. Les bâtiments et les secteurs à valeur patrimoniale ont des normes supplémentaires, qui peuvent toucher le choix du matériau et son apparence.
Avant de signer, vérifiez ces points auprès de votre arrondissement. Demandez-nous aussi qui, de vous ou de nous, fait la demande de permis, et à quel moment.
De la première demande à la fin des travaux
Le chantier lui-même est rarement la partie la plus longue d'un projet de réfection. Le temps passe surtout avant, à attendre.
- Les visites. Chaque entrepreneur, nous compris, doit venir voir le toit avant de chiffrer. Les rendez-vous s'étalent selon la saison.
- Les soumissions. Elles n'arrivent pas toutes en même temps.
- Le permis. Quand il en faut un, le délai dépend de l'arrondissement et du dossier.
- L'attente d'une place. Une fois le contrat signé, le chantier prend sa place au calendrier. En période de pointe, cette attente est la plus longue.
- Les travaux. Ils avancent selon la météo, et une journée de pluie décale la suite.
Un projet lancé sans urgence vous laisse le choix du couvreur et du moment. Un projet lancé après une fuite vous laisse ce qui reste de disponible.
Comment obtenir des soumissions
Trois soumissions donnent une bonne base de comparaison. Pour qu'elles se comparent vraiment, chaque entrepreneur, nous compris, doit monter sur le toit, ou à tout le moins l'examiner de près, et chiffrer les mêmes travaux.
Préparez quelques renseignements avant les visites :
- l'âge approximatif du toit et la date des derniers travaux, si vous les connaissez
- les endroits où l'eau est déjà entrée
- l'accès au toit et à la cour
- vos contraintes de dates
Demandez un document écrit et détaillé. Une soumission d'une ligne, avec un seul montant, ne permet de rien comparer. Les matériaux, les couches posées, le sort des solins et le traitement du pontage abîmé doivent y apparaître noir sur blanc.
Les erreurs fréquentes des propriétaires
- Attendre la fuite. Un toit qui coule se refait dans l'urgence, avec moins de choix et moins de temps pour comparer.
- Choisir sur le prix seul. Le total ne dit rien de ce qui sera posé ni de qui le posera.
- Comparer des soumissions qui ne décrivent pas les mêmes travaux. Deux prix ne se comparent que si les deux couvreurs ont chiffré la même chose.
- Oublier le permis. La question se pose avant la signature, pas le matin où le conteneur arrive.
Avant de signer
Demandez-nous notre numéro de licence et vérifiez-le auprès de la Régie du bâtiment du Québec, comme pour tout entrepreneur. Le registre des détenteurs de licence est public sur le site de la RBQ, et la vérification prend quelques minutes.
Demandez ensuite les garanties par écrit, celle du fabricant sur les matériaux et celle de main-d'œuvre sur la pose. Notre soumission précise la garantie de main-d'œuvre et sa durée. Assurez-vous enfin que le contrat reprend tout ce que la soumission promettait.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour refaire une toiture ?
La durée d'une réfection de toiture dépend de la surface, du type de toit, de l'accès et de la météo. Un petit toit simple se refait en peu de temps, alors qu'un grand toit plat avec plusieurs détails demande davantage. Notre soumission vous donne une durée estimée.
Peut-on refaire seulement une partie du toit ?
Oui, quand une section est nettement plus usée que le reste, par exemple un versant très exposé. Le raccord entre l'ancien et le neuf devient alors un point à surveiller. Demandez-nous si la réfection partielle nous paraît raisonnable dans votre cas.
Faut-il un permis pour refaire sa toiture à Montréal ?
Dans la plupart des arrondissements, le remplacement du revêtement d'un toit plat demande un permis. Pour un toit en pente ou un bâtiment patrimonial, les exigences changent d'un secteur à l'autre. Votre arrondissement vous donnera la réponse exacte pour votre adresse.
Peut-on rester dans la maison pendant les travaux ?
Oui, dans la plupart des cas, vous pouvez rester dans la maison pendant les travaux. Le travail se fait par l'extérieur, mais attendez-vous à du bruit et à des vibrations pendant la journée. Demandez-nous l'horaire prévu de l'équipe.
Quel est le meilleur matériau pour une toiture ?
Aucun matériau n'est le meilleur pour toutes les toitures. Sur un toit en pente, le bardeau d'asphalte coûte le moins cher et la tôle dure le plus longtemps. Sur un toit plat, la membrane élastomère est la plus répandue à Montréal, et le TPO ou l'EPDM conviennent à d'autres situations. Le bon choix dépend de la pente, du budget, du temps que vous comptez garder l'immeuble et des exigences de votre arrondissement.
Qu'est-ce qu'une réfection de toiture ?
Une réfection de toiture est le remplacement complet du revêtement d'un toit, et non la correction d'un seul endroit. Nous retirons le vieux revêtement, vérifions le pontage de bois, remplaçons ce qui est abîmé, puis posons un système neuf avec ses solins et ses évents. On y vient quand le revêtement a fait son temps ou quand les réparations ne suffisent plus.
Quelle est la différence entre rénovation et réfection ?
La réfection désigne le remplacement complet du revêtement d'un toit, alors que la rénovation est un mot plus large qui couvre toutes sortes de travaux sur un bâtiment. Dans le langage courant, « rénover sa toiture » peut vouloir dire la réparer, l'améliorer ou la refaire. Quand vous demandez une soumission, décrivez les travaux voulus plutôt que de vous fier au mot, pour que chaque couvreur chiffre la même chose.