De quoi elle est faite
Le bitume ordinaire durcit au froid et ramollit à la chaleur. Pour corriger ce défaut, les fabricants y mélangent un polymère de type caoutchouc. Le résultat reste souple en hiver et tient sa forme en été. C'est ce mélange qu'on appelle bitume modifié, ou élastomère.
Ce bitume enrobe une armature, une toile de polyester ou de fibre de verre qui donne à la feuille sa résistance à la déchirure. Le tout arrive sur le chantier en rouleaux.
Le système compte deux couches :
- La sous-couche. Elle est lisse et fait le premier barrage contre l'eau.
- La couche de finition. Elle est couverte de granules de céramique qui protègent le bitume des rayons du soleil et donnent sa couleur au toit.
Les deux couches sont soudées à la flamme ou collées, selon le produit. Une fois réunies, elles ne forment plus qu'une seule peau.
Pourquoi elle domine à Montréal
Parmi les systèmes posés sur un toit plat à Montréal, l'élastomère a pris la première place.
Elle supporte le climat. Un toit montréalais passe du gel profond à la canicule, avec des dizaines de cycles de gel et de dégel entre les deux. Le bitume modifié suit ces mouvements sans se fendre.
Elle offre deux barrières. Les joints de la couche de finition sont décalés par rapport à ceux de la sous-couche. Une faiblesse dans l'une n'ouvre pas tout de suite un chemin à l'eau.
Elle convient aux petits toits compliqués. Un toit de triplex est plein de détails : parapets, évents, cheminée, puits de lumière, mur du voisin. Les rouleaux se découpent et se façonnent autour de chaque obstacle.
Elle se répare. Une déchirure ou un joint ouvert se corrige avec une pièce soudée, sans toucher au reste du toit.
Les couvreurs la connaissent. C'est le système que la plupart des équipes de la région posent chaque semaine. Trouver quelqu'un pour l'entretenir dans vingt ans ne posera pas de problème.
Les couleurs et les toits réfléchissants
La couche de finition existe avec des granules de plusieurs teintes, dont le blanc. La plupart des arrondissements exigent un revêtement réfléchissant lors de la réfection d'un toit plat.
Tous les granules pâles ne se valent pas. Demandez-nous la fiche du produit proposé et vérifiez auprès de votre arrondissement qu'il répond à l'exigence.
Ses limites
La membrane élastomère a ses limites.
- La pose fait tout. Un joint mal soudé ou mal collé ne se voit pas le jour de la pose. Il se révèle des années plus tard.
- La flamme. La pose traditionnelle se fait au chalumeau, près de bois souvent vieux et sec. Elle demande une équipe formée et des précautions strictes.
- L'eau stagnante. La membrane tolère une flaque passagère, mais une eau qui reste en permanence use les granules et les joints plus vite.
Questions fréquentes
Quelle est la durée de vie d'une membrane élastomère ?
Une membrane élastomère dure de l'ordre de 25 à 35 ans, selon les fabricants et la qualité de la pose. Le drainage et l'entretien pèsent lourd dans ce chiffre. Une membrane négligée sur un toit où l'eau stagne n'atteindra pas le haut de la fourchette.
Une membrane élastomère peut-elle être blanche ?
Oui. La couche de finition se fabrique avec des granules blancs ou très pâles. Les exigences de réflectance varient d'un arrondissement à l'autre. Faites confirmer que le produit choisi répond à celle du vôtre.
Peut-on poser une membrane par-dessus l'ancien toit ?
Parfois. Une membrane se pose par-dessus l'ancien toit si le vieux revêtement est sec et stable et que la structure peut porter le poids. Si l'isolant est mouillé ou que le pontage est douteux, il faut arracher. Demandez-nous de justifier ce choix par écrit dans la soumission.
Qu'est-ce qu'une membrane élastomère ?
Une membrane élastomère est un revêtement de toit plat fait de bitume modifié par un polymère de type caoutchouc, posé en deux couches. La sous-couche fait le premier barrage contre l'eau, et la couche de finition est couverte de granules qui protègent le bitume du soleil. Les deux couches sont soudées à la flamme ou collées, selon le produit.