Les critères qui comptent
La décision repose sur l'état de tout le toit, pas seulement sur l'endroit qui coule. Avant de commander une réparation de toiture, regardez ces quatre points avec nous.
L'âge du revêtement. Comparez-le à sa durée de vie habituelle. Selon les fabricants et la qualité de la pose, on parle de 15 à 30 ans pour des bardeaux d'asphalte, de 25 à 35 ans pour une membrane élastomère, de 15 à 25 ans pour un toit d'asphalte et gravier, de 20 à 30 ans pour une membrane de TPO ou d'EPDM, et de 40 ans et plus pour la tôle. Ce sont des ordres de grandeur.
L'étendue des dommages. Un défaut à un seul endroit se répare. Les mêmes défauts répartis sur toute la surface annoncent autre chose.
L'historique. Une première fuite en quinze ans n'a pas le même sens que la troisième en deux hivers.
L'état du dessous. Si le pontage est pourri ou si l'isolant d'un toit plat est détrempé sur une grande surface, une pièce en surface ne règle rien.
Quand la réparation est le bon choix
- Le toit est dans la première moitié de sa vie.
- Le dommage a une cause précise : un coup de vent, une branche, un solin mal fait.
- Le reste de la surface est sain, souple et bien collé.
- Le bois en dessous est sec et solide.
Quand le remplacement s'impose
- Le revêtement approche ou dépasse sa durée de vie.
- Les bardeaux sont gondolés, fendus ou dégarnis partout.
- La membrane est fissurée ou cloquée en plusieurs endroits.
- Les fuites reviennent à des endroits différents.
- Notre inspection montre un pontage qui plie ou un isolant gorgé d'eau.
La zone grise
Beaucoup de toits tombent entre les deux. Le revêtement est usé mais pas fini, et la fuite est locale. Ces questions aident à trancher.
- Combien d'années notre inspection donne-t-elle au reste du toit ?
- Est-ce la première réparation, ou une de plus ?
- Le dessous est-il sec autour de la fuite ?
- La réparation sera-t-elle garantie ?
- Comptez-vous garder l'immeuble longtemps ?
Si les réponses rassurent, on peut réparer en sachant que c'est pour un temps, et planifier la réfection dans deux ou trois ans. Ce délai laisse le temps de comparer des soumissions à tête reposée et de choisir la saison des travaux. Sinon, chaque réparation de plus retarde la réfection sans l'éviter.
Ce qu'il faut nous demander
Demandez-nous une soumission qui présente les deux scénarios. Pour chacun, elle indique ce qui est fait, la garantie offerte et la durée qu'il est raisonnable d'en attendre. Demandez aussi les photos qui appuient notre avis, et ce que nous ferons si nous trouvons du bois pourri en ouvrant.
Les règles à connaître avant de remplacer
Selon la Ville de Montréal, une réparation mineure ne demande généralement pas de permis. Dans la plupart des arrondissements, remplacer le revêtement d'un toit plat en demande un. Plusieurs arrondissements exigent aussi un toit blanc, un matériau réfléchissant ou un toit vert lors de la réfection.
Les règles varient selon l'arrondissement. Vérifiez auprès du vôtre avant de signer.
Questions fréquentes
Mon toit a 20 ans mais ne coule pas, dois-je le remplacer ?
Non, l'âge seul ne justifie pas de remplacer un toit qui ne coule pas. Demandez-nous une inspection. L'inspection vous dira s'il reste quelques années ou s'il vaut mieux planifier.
Peut-on refaire seulement la moitié du toit ?
Refaire seulement une moitié du toit est possible quand une partie est nettement plus usée que l'autre. Le raccord demande du soin et l'apparence sera inégale. Demandez-nous ce que cela change pour la garantie.
Un couvreur me recommande de tout refaire, comment vérifier ?
Demandez-lui les photos et les raisons précises. Obtenez ensuite l'avis d'un ou deux autres entrepreneurs détenant une licence de la RBQ. Si tous arrivent au même constat avec des preuves, la recommandation est solide.
Quelle est la durée de vie moyenne d'un toit au Québec ?
La durée de vie d'un toit dépend du revêtement. Selon les fabricants et la qualité de la pose, on compte de 15 à 30 ans pour des bardeaux d'asphalte, de 25 à 35 ans pour une membrane élastomère, de 15 à 25 ans pour l'asphalte et gravier, de 20 à 30 ans pour le TPO et l'EPDM, et 40 ans et plus pour la tôle. Un toit mal ventilé ou mal drainé vieillit plus vite.