Comment elle est posée
La membrane arrive en rouleaux larges, renforcée par une trame qui lui donne sa résistance à la déchirure. On la retient au toit de deux façons courantes :
- Fixation mécanique. Des vis et des plaques la retiennent au pontage le long des joints. La feuille suivante recouvre les fixations.
- Pleine adhérence. La membrane est collée sur toute sa surface à un panneau de support.
Dans les deux cas, les feuilles se chevauchent et le joint est fondu à l'air chaud. Les deux feuilles ne forment alors plus qu'une seule pièce. Le TPO se distingue des autres membranes de toiture commerciale par son joint, qui est une soudure, sans adhésif ni ruban.
Ses forces sur un grand toit
- La surface blanche. Elle réfléchit le soleil et aide à satisfaire les arrondissements qui exigent un matériau réfléchissant. L'indice de réflectance solaire figure sur la fiche technique du fabricant.
- Le poids. Le système est léger et convient aux pontages d'acier des entrepôts et des bâtiments industriels.
- La vitesse. Les rouleaux larges couvrent vite de grandes surfaces dégagées.
- La pose sans flamme. En fixation mécanique, le chantier dégage peu d'odeurs, un avantage sur un immeuble occupé. En pleine adhérence, l'adhésif peut sentir fort.
Ses limites
- Une seule couche. Une vis échappée, un outil tombé ou un panneau traîné sur le toit peuvent percer la membrane.
- La soudure dépend de l'opérateur. Température, vitesse et propreté des surfaces doivent être justes. Un joint mal fondu a l'air correct et s'ouvre plus tard. Les soudures se vérifient à la sonde tout au long de la pose.
- Les détails. Autour des équipements, chaque coin et chaque tuyau demande une pièce soudée à la main. Plus le toit est encombré, plus l'avantage de vitesse fond.
- Les rejets de cuisine. Les graisses des hottes de restaurant peuvent dégrader la membrane. Demandez l'avis du fabricant sur la protection à prévoir.
Pour quels bâtiments
Le TPO convient bien aux grands toits dégagés : entrepôts, bâtiments industriels légers, grandes surfaces commerciales. Il convient moins bien, sans protection ajoutée, aux toits où l'on circule beaucoup.
Selon les fabricants et la qualité de la pose, la durée de vie d'une membrane TPO est de l'ordre de 20 à 30 ans.
Ce qu'il faut nous demander
- Notre expérience avec ce système, sur des toits de taille comparable.
- L'épaisseur de la membrane, inscrite dans notre soumission.
- La façon dont nous vérifierons les soudures.
- La protection prévue dans les zones de circulation et autour de la mécanique.
Questions fréquentes
Le TPO résiste-t-il à l'hiver québécois ?
Oui, la membrane TPO est conçue pour rester souple au froid une fois en place. La pose par temps froid est plus exigeante. La soudure demande alors des réglages précis. Demandez-nous comment nous travaillons hors saison.
Comment répare-t-on une membrane TPO percée ?
On nettoie la surface et on soude une pièce de la même membrane par-dessus le trou. Une membrane âgée demande une préparation plus soignée.
Un toit en TPO satisfait-il l'exigence de toit blanc ?
Une membrane blanche réfléchit bien le soleil, mais c'est la valeur inscrite sur la fiche du fabricant qui compte. Le seuil exigé varie de 56 à 82 selon l'arrondissement. Faites confirmer la conformité avant la commande.